Mais qui est Le Fils de Jack ?

Le Fils de Jack, ce n'est pas un garçon gentil qui rend hommage à son papa, ce n'est qu'un nom et c'est surtout une rencontre, celle de Jean-Louis et Franck. A l'époque (année 2000), comme on dit, les deux garçons jouent chacun de leur côté. Jean-Louis donne de ses riffs énervés chez “Sis plaow”, un groupe de Hard Core qu'il a formé avec quelques potes. Franck, lui, tente quelques hurlements avec “Le Docteur Jésus” un groupe aux allures plutôt expérimentales, où les répétitions et les concerts riment avec alcoolisation notoire. Jean-Louis et Franck roule leur bosse au milieu de tout ça, mais l'un comme l'autre sentent bien l'envie monter de faire autre chose, peut-être de la chanson, peut-être du rock. Bref, quelque chose de plus sage. Un soir, presque par hasard, après une courte après-midi, muni d'un texte, de quelques bières et d'une guitare, ils jouent leur premier morceau commun en public. Plus tard, au cours d'une discussion, devant un demi-Picon, ils décident de s'essayer un peu plus sérieusement.
Pendant plusieurs semaines, les nouveaux compères se réuniront le week-end pour brancher une guitare et un micro. Franck amène d'anciens textes et les chante pendant que Jean-Louis fait tourner ses rythmiques. Les ébauches qui naissent de ces heures leur donnent le goût de continuer. Et, c'est ce qu'ils font. Ils se choisissent même un nom de groupe pour mieux se projeter dans l'avenir. Pour avoir un but (note du groupe : par choix, nous tairons le nom en question car, si nous avons commis une erreur de jugement, nous ne voyons pas l'intérêt de la soulignée).
Et, leur but est d'élaborer de vraies chansons, bien à eux. Dès lors, la stratégie change du tout au tout. Fini les week-end sans vrai résultat. Désormais, il y a une méthode de travail.
Franck écrit des textes et Jean-Louis les met en musique. Jean-Louis compose plusieurs morceaux et Franck s'en inspire pour écrire d'autres textes. Au fil des mois, le travail s'opère une à deux fois par semaine, leur projet bifurque, il stagne parfois le temps d'une analyse (sous forme de mise au point) pour mieux repartir et s'affiner. Des chansons “finies” voient régulièrement le jour. La première d'entre elles s'appelle “la charnelle”. Seules 3 ou 4 paires d'oreilles “privilégiées” l'entendront. Après deux ans de tâtonnement, une tendance s'affirme, ils pensent avoir trouver leur style commun et éprouvent l'envie de monter sur scène pour jouer leurs morceaux.
C'est le temps de la réflexion. Les deux sentent qu'ils vont avoir du mal à assumer seuls de vrais concerts. Les moyens techniques à mettre en Ïuvre ne sont pas à leur porté. Une évidence leur saute à l'esprit comme aux yeux, pas moins qu'aux oreilles : il leur faut un musicien de plus. Un batteur serait bien. Qu'il soit multi instrumentiste serait idéal. En y pensant d'ailleurs, les deux batteurs qu'ils connaissent le mieux correspondent exactement au profil recherché. Mais, puisqu'il faut des mais, aucun n'est disponible. Seulement, ils ont beau retourner le problème, il leur faut un batteur (minimum).
La recherche commence alors autour d'eux, un certain Gille Guigneton se proposera même le temps d'une ou deux journées avant de renoncer par manque de temps. Peut-être pour s'excuser, ou plus simplement sans raison, ce même Gilles Guigneton (il n'y en a qu'un en fait) aiguillera les compères vers un batteur semi-professionnel en mal d'exercice. Par manque de fraîcheur et d'adéquation avec ce que Franck et Jean-Louis avaient imaginé, il ne fera pas l'affaire.
Avant la panique et les pleures, ils décident d'insister et ils sollicitent à nouveau Xavier (ancien batteur de “Sis Plaow”) qui les rejoint finalement naturellement (après un peu de négociation en vérité) en avril 2003.
Dès lors, les répétitions se multiplient et, ce qui était jusqu'alors de la chanson, devient rapidement de la chanson rock. Certains morceaux sont abandonnés, d'autres remaniés et de nouveaux font leur apparition. Tantôt électrique, tantôt acoustique, souvent percutant, parfois intimiste, le groupe se crée doucement une identité musicale.
Et, puisqu'il est question d'identité, dans la foulée, le groupe qui est en train de naître, est baptisé “Le Fils de Jack”. C'est là que les fourmis interviennent, synonymes d'impatience et de démangeaisons, elles poussent le groupe à se lancer. 2004 sera l'année de ce lancement.
Premier concert :
Saint-Bonnet le Château, 20 mars 2004, 21h12, dans le bar des amis, la pression monte. Dans quelques minutes, les premiers sons sortiront des amplis. Le public est assez dense et certaines oreilles sont déjà très attentives. Le fils de Jack fait une première bonne impression.
Deuxième concert, troisième concert, concert à cent ou à trois cents, concert à cinq, concert quand même. En juin, entre deux concerts, 8 nouveaux morceaux sont rapidement enregistrés. Concert encore.
En août, le groupe envoi, au hasard, un CD à L'association Val'O solex (Villeneuve Lembron 63) et, sur un quiproquo “bienencontreux” le groupe est sélectionné pour participer au tremplin qu'organise l'association en octobre. Et là, c'est pas vraiment le drame. Le groupe fait à nouveau bonne impression : ici pas de couronne de laurier, mais des lauréats quand même. Ils seront invités à revenir au festival organisé en juin 2005 par l'association.
Dans le même temps, enfin mixés, les 8 morceaux enregistrés en juin, sont compilés sur un CD qui sert, dès fin septembre, à démarcher les organisateurs de concerts. Un procédé efficace qui amènera forcément Le fils de Jack près de chez vous, vers chez mamie tromblon ou dans quelques ruelles sombres au détour d'un bois où les fougères règnent.
En 2005, les concerts se multiplient et le public est en général enthousiaste. Le site internet voit le jour au printemps et, hasard du calendrier, c'est à ce moment que mickey propose au groupe deux premières parties. Comment refuser?? La tournée d'automne 2005 de mickey3d commencera par un concert du Fils de Jack.
Fin 2005, le groupe ne veut pas s'arrêter là, les concerts, les nouvelles chansons, une envie toujours aussi présente… Tous les ingrédients sont là. La décision est prise. En 2006 un album sortira. Et, pour ça le rendez-vous est fixé en février au Studio E, à la maison. Moumkine Music (le Label de mickey) se mêle un peu de l'affaire. Et le printemps laissera encore une place au Fils de Jack dans les bagages de mickey3d.
En novembre 2005, Mickey (encore lui) émet l’idée de coproduire un album du Fils de Jack avec son label :Moumkine Music. Le groupe avait de toute façon prévu d’enregistrer plusieurs nouvelles chansons. Le Studio est réservé pour février-mars 2006 (studio E, à la maison…).
“Tout le monde est fatigué”, le premier album du Fils de Jack sort en avril 2006, un ou deux jours avant la tournée de printemps qui laissera encore une place au Fils de Jack dans les bagages de mickey3d.
Février 2007, quelques heures après avoir joué en première parti de Dominique A, Jean-Louis annonce aux deux autres garçons qu'il quitte le groupe. Sa décision étant ferme, Tommy est recruté mi-mars. En quelques semaines il travaille une grosse partie du répertoire et, les concerts reprennent dès le mois de mai. Le Fils de Jack a changé de visage mais pas de couleur.
Sinon ?? “Le Fils de Jack” fait toujours de la musique pour les filles et pour les garçons.

 

 

 

update : 17.06.2007